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 nous sommes de ceux. – jay

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MessageSujet: nous sommes de ceux. – jay   Ven 6 Jan - 4:33

nous sommes de ceux.

iggy&jay

Écoute pauvre conne
Je suis pas quelqu'un de bien / je suis pas une belle personne
Je suis une sale bête / une bouteille de gaz dans une cheminée
Et je vais finir par te sauter / au visage / si tu t'approches trop
Comme ça a fait avec les autres; Fauve- Voyous


---

Tes écouteurs sur les oreilles, branchée devant ton pc; tu souris en faisant défiler ton fil d'actualité facebook. T'es tellement absorbée que t'entends pas ton père qui t'appelles en bas de l'escalier. Finalement, tu finis par l'entendre; « Iggy, descend le repas est prêt.» Tu pousses un soupir et tu retires tes écouteurs prenant soin de fermer ta session d'ordinateur, puis tu sors de ta chambre et tu te diriges vers les escaliers, alors que tu t'apprêtes à poser l'un de tes pieds contre la marche, tes sourcils se froncent; tu as l'impression d'entendre des timbres de voix qui s'entremêlent, tu reconnais ceux de tes parents; mais, il semblerait qu'un autre timbre se fasse entendre aussi. Tu descends te disant que ça doit être un membre de l'église qui est venu saluer ton paternel en passant, t'entres dans la cuisine et tu viens à te figer en le voyant là. Ses prunelles, tu t'en souviens encore comme si c'était la veille, tu te souviens d'avoir tomber nez à nez avec lui quelque temps auparavant alors qu'il entrait par infraction ici-même. Tu regardes tes parents, t'essaies de comprendre c'est quoi cette plaisanterie, comment ce mec là peut être assis à votre table alors qu'il avait l'objectif de vous cambrioler. « J'ai décidé d'inviter monsieur Walken à manger avec nous.» Tu t'assois sur l'une des chaises, celle en face de la sienne. Tu n'as pas à répliquer, tu n'es pas chez toi; ton père a le droit d'inviter qui il veut à sa table, même le pire des voyous. Ta mère arrive avec le chaudron de pommes de terre et t'en sers un peu, elle fait la même chose avec ton père et l'invité. Y'a un silence qui plane dans la pièce, tes yeux viennent se glisser sur lui; vos regards se croisent un instant et t'as l'impression que le temps se fige comme la fois où tu l'as pris en flagrant délit. « Les travaux avancent bien à l'église?» Qu'elle demande à l'intention du voyou, quant à toi; tu continues de le dévisager un instant avant de prendre une bouchée du repas. Travaux communautaires, c'est ton cher papa qui a eu l'idée, ayant le coeur sur la main d'aider son prochain, c'est lui qui a proposé de faire ça pour se racheter; ton père est trop bon, sa bonté va finir par avoir raison de lui; mais ce n'est pas ça qu'il dit Dieu dans sa bible; d'aimer son prochain.

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MessageSujet: Re: nous sommes de ceux. – jay   Ven 6 Jan - 12:22

t'es qu'un idiot.
idiot de t'être fait chopper aussi facilement.
idiot d'avoir cru que tu pourrais ressortir de cette baraque comme si de rien était.
un putain d'idiot, incapable.
t'as du jouer les coupables, prendre ta tête de gosse pour attirer un semblant de pitié. ridicule.
t'as un dossier long comme le bras chez les flics.
ils attendent qu'une chose, la connerie ultime, celle qui te fera boucler pour un bon bout de temps.
mais t'as eu droit à la gentillesse du prêtre abbrams.
homme de foi, le cœur sur la main. il a voulu prouver à la société qu'on pourrait tirer quelque chose de bon de toi. c'est logique non, tout homme a droit à une seconde chance. surtout toi. petit délinquant d'à peine vingt trois ans, tu retrouveras le droit chemin n'est-ce pas ?
pour le moment tu retapes l'église.
tu joues les bon garçon, tu te lèves tout les matins et tu te lances dans les travaux manuels.
sous les regards chaleureux du père abbrams.
tu joues les bons garçons, parce que t'y es obligé. pour le moment. le temps que les choses se décantent, le temps que les services de police t'oublient. tu vas t'effacer lentement, et reprendre les bonnes vieilles habitudes lorsque tu auras trouvé le moyen de t'échapper.
pas ce soir.
ce soir t'es invité chez les abbrams.
un bon repas, ça te fera du bien mon garçon !

dans la maison tu fais tâche. t-shirt trop large, jean délavé.
y'a encore des traces de peintures sur tes avants bras, et t'es pas certain de sentir la rose.
t'es assis à la table, et tu attends.
le regard vif, t'observes autour de toi, c'est beau.
c'est riche, tout ce que tu n'auras jamais.
tout ce que tu aimerais voler.
l'homme hurle le prénom de sa fille et tu trépignes d'impatience à l'idée qu'elle se pointe.
c'est sur elle que tu es tombé la dernière fois, c'est elle la première à avoir mis la main sur toi.
la gamine insouciante.
t'entends déjà ses pas dans l'escalier, toi t'es affalé sur la chaise.
elle s'assoit devant toi, ton regard chercher le sien et quand il le trouve t'as un sourire en coin.
les travaux avancent bien à l'église ?
tu tournes la tête quelques secondes vers la mère.
ouais. ça se passe.
t'en as rien à foutre en fait. tu plantes ta fourchette dans les pommes de terre et en avale un bout.
tu devrais dire merci, non ?
merci. pour... le repas.
ton détaché comme à ton habitude.
tes yeux noirs se reposent sur iggy en face de toi.
et toi, le lycée ? c'est comment ?
que tu lui demandes. qu'elle te raconte un peu. qu'elle te parle d'elle, même devant ses parents, c'est pas très grave.
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MessageSujet: Re: nous sommes de ceux. – jay   Ven 6 Jan - 17:42

nous sommes de ceux.

iggy&jay

Écoute pauvre conne
Je suis pas quelqu'un de bien / je suis pas une belle personne
Je suis une sale bête / une bouteille de gaz dans une cheminée
Et je vais finir par te sauter / au visage / si tu t'approches trop
Comme ça a fait avec les autres; Fauve- Voyous


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Tu picores dans ton assiette, tu n'as pas très faim; tu ne sais pas pas si c'est le fait qu'il soit là dans la même pièce que toi qui te retourne l'estomac ou encore le fait que tu es grignotée toute la journée des cochonneries. ses iris noirs qui demeurent ancrés dans les siennes, dangereux mélange; tu l'écoutes, tu l'observes agir et t'as l'impression d'avoir un bon garçon devant toi comme s'il se fondait au décor, comme si tes parents s'adressaient à un fils nouveau. Pendant que ta mère le questionne, tu demeures les yeux rivés sur ton plat. Ça t'arraches un petit sourire amusé alors qu'il vient à la remercier pour le repas, t'as l'impression d'être spectatrice d'une véritable comédie. Maman Abrams elle lui sourit, ça lui fait un baume au coeur et juste pour ça secrètement tu le remercies le voyou. Ta mère c'est un sacré bout de femme, une femme qui a sacrifié ses rêves et sa vie pour l'amour de Dieu et l'amour inconditionnel pour son mari. Tu te demandes comment elle fait, pour réussir à n'aimer qu'une seule personne à s'être engagée auprès de lui pour le reste de sa vie alors qu'il y a tellement d'autres hommes qui gravitent autour, elle est belle ta mère; tu lui ressembles quand elle avait son âge selon ses dires. Bientôt il s'adresse à toi, sur le coup ça prend quelques secondes avant que tu le réalises et tes yeux se relèvent et tu le dévisages. T'es un peu surprise par sa question, mais tu ne laisses rien transparaître. « Ça va.» Que tu dis simplement, c'est ta dernière année et t'as tellement la pression que ça te rend malade, mais ça tu le gardes pour toi. Tes parents voient tellement de potentiel en toi, alors que toi tu ne vois strictement rien de tout ça. « Ma fille qui devient une femme.» Souffle madame Abrams, tu glisses ton regard vers elle et tu souris discrètement, pauvre maman si tu savais que ta fille n'est plus une gamine depuis longtemps, ça te causerait un malaise. Ton père qui se racle la gorge et qui enchaîne; ton père qui se voile la face et qui semble refuser de te voir grandir. « Iggy, elle va étudier la littérature à la fac, en septembre prochain.» Mâchoire qui se crispe, t'espères que le jeune homme en face de toi; n'est rien vu de tout ça. Par contre, tu comprends dans son regard interrogateur qu'il a tout vu, que t'es grillé alors tu lui demandes en silence de ne pas plus poser de questions. Du coup, tu te contentes de sourire à ton père et d'acquiescer doucement, sourire qui sonne faux, mais avec de la pratique c'est presque devenu naturel. « Et toi alors, tu fais quoi?» Que tu demandes au voyou, la vérité c'est que tu t'es un peu renseigné à son sujet, mais t'en as marre d'avoir le spot sur toi, alors tu veux juste changer de sujet.

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MessageSujet: Re: nous sommes de ceux. – jay   Ven 6 Jan - 20:25

Ça va.
c'est pas une réponse satisfaisante.
elle refuse le dialogue, c'est dommage.
t'aimerais bien la connaître la fille du pasteur.
elle est plutôt mignonne la fille du pasteur.
c'est surement le fruit défendu la fille du pasteur.
t'as jamais été sage.
tu continues à avaler la nourriture, c'est pas dégueulasse. t'as pas l'habitude des repas en famille tous assis à une table. quand t'étais avec ta mère c'était boîtes de conserves sur boîtes se conserves. et quand t'étais en famille d'accueil, y'avait tellement de mômes que vous aviez pas la place tous à table. alors c'était le désordre partout. certains sur le bar de la cuisine, d'autres sur le canapé, quelques fois t'avais droit à la table, c'est vrai.
les parents semblent beaucoup plus loquaces, t'aimerais leur dire poliment que tu t'en fous en fait. elle peut bien faire ce qu'elle veut la gamine, toi ça te touche pas. mais ils parlent, et tu hoches la tête à chaque fois. oh, c'est bien, génial, je m'en fou.
la fac, t'as même jamais pensé y mettre les pieds toi. t'as pas le mental, t'as même pas le brevet toi. un petit con parmi tant d'autre. un voyou qui se démerde comme il peut.
t'as les yeux rivés sur la gamine, et tu remarques quand elle se crispe.
mademoiselle ne semble pas en accord avec ses vieux. tu l'interroges du regard, mais elle se fait la belle. elle veut attirer toute l'attention sur toi.
Et toi alors, tu fais quoi?
je cambriole des maisons.
que tu réponds du tac au tac.
puis tu ricanes, tu voulais juste détendre l'atmosphère.
non sérieusement, je fais pas grand chose tu sais.
pour ne pas dire que tu ne fais strictement rien de légal.
rien qu'il faut que tu apprennes en tout cas.
tu souris en coin.
quoi que tu pourrais lui apprendre plein de choses à la gamine.
beaucoup beaucoup de choses.
l'université, c'est mieux.
tu lui lances un clin d'oeil avant de te re-concentrer sur ton plat.
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MessageSujet: Re: nous sommes de ceux. – jay   Sam 7 Jan - 18:58

nous sommes de ceux.

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Écoute pauvre conne
Je suis pas quelqu'un de bien / je suis pas une belle personne
Je suis une sale bête / une bouteille de gaz dans une cheminée
Et je vais finir par te sauter / au visage / si tu t'approches trop
Comme ça a fait avec les autres; Fauve- Voyous


---

je cambriole des maisons.

qu'il te répond du tac au tac, ça te fait sourire; sourire que tu camoufles comme tu peux parce que tu ne dois pas oublié que tes parents sont toujours là. tu te mords fortement l'intérieur de la joue, tu n'oses pas regarder tes parents, l'ambiance devient tendu; mais bientôt tu l'entends ricaner et l'ambiance semble devenir un peu moins lourde. non sérieusement, je fais pas grand chose tu sais. tes grands yeux ne se détachent pas des siens et bientôt il continue; rien qu'il faut que tu apprennes en tout cas. il te provoque un peu, ça t'agaces et tu profites du moment que les parents ont le nez dans leurs assiette pour arquer un sourcil en sa direction, un jeu dangereux s'installe entre vous, ça sent mauvais à des kilomètres à la ronde, mais tu ne peux pas faire autrement. l'université, c'est mieux. il t'envoie un clin d'oeil, sale con, il te provoque littéralement, au final ça t'amuses et bientôt il ne te regarde plus et se concentre à manger son plat, tu fais la même chose. le reste du repas se passe en silence. puis quand le repas est terminé ta mère s'empresse de commencer à débarrasser la table, tu te lèves en disant; « laisse maman, je vais m'en charger.» tu lui souris, tu l'aimes ta mère; tu lui prends les assiettes qu'elle a en mains et tu dis d'une voix douce en regardant brièvement à l'extérieur; « la soirée est belle, allez en profiter.» profiter pour faire une balade, profiter du grand air. de toute façon, t'as pas grand chose à faire ce soir. ta mère sourit et regarde son mari en disant; « tu acceptes qu'on aille se balader?» ton père te regarde, regarde sa femme et également le voyou toujours sous votre toit. tu sais qu'il a la crainte de te laisser seule en le sachant dans les parages, moi aussi papa j'aurais peur à ta place; fruit interdit qui semble convoité soudainement. tu n'ajoutes rien, te contentant de te rendre au comptoir pour y déposer les assiettes et le reste. « c'est d'accord, allons-y.» qu'il annonce finalement, toi de dos tu souris un peu, puis bientôt tes parents viennent à quitter la maison, évidemment pasteur abrams prend soin de mentionné au voyou qu'il l'attend demain pour la suite des travaux, quant à sa femme elle lui dit qu'il est toujours le bienvenu. ils viennent à partir, quant à toi; tu demeures toujours là devant l'évier les mains dans l'eau savonneuse, tu te dis qu'il va probablement partir aussi. pourtant, t'as l'impression de sentir son regard noir te brûler la peau. jeu dangereux, très dangereux, pourtant c'est ce que tu demandes; fausse prude, c'est ce que t'es. « qu'est-ce que tu r'gardes?» que tu demandes en tournant légèrement ton visage vers lui, tu l'interroges du regard et t'as l'impression de sentir ton sang bouillir dans tes veines. tu ramènes ton attention sur la fameuse vaisselle que tu nettoies de façon plus vive comme si tu voulais y faire passer quelque chose.

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MessageSujet: Re: nous sommes de ceux. – jay   Dim 8 Jan - 16:38

le repas se termine bien vite et presque en silence.
quelques questions posées ici et là.
quelques réponses inutiles de ta part.
tu n'as jamais aimé parlé de toi. surtout pas à des gens comme eux.
il faut débarrasser la table, ce que tu n'as jamais fais de toute ta vie.
mais pour une fois tu te lèves, tu prends les assiettes un peu maladroitement, tu les ramènes jusqu'à la cuisine ouverte.
les parents vont faire un tour, et t'es un peu étonné sur le coup.
qu'ils te laissent seul ici avec leur plus beau trésor.
celui que tu aimerais voler.
celui qui te fait de l'oeil.
le pasteur te rappelle qu'il t'attend tôt demain.
très bien.
très bien monsieur, je dormirai ici alors, avec votre fille. je lui apprendrai la vie, d'accord ?
tu souris largement quand ils claquent la porte, tu souris encore plus largement quand tu te tournes et tu la vois. là, déjà les mains dans l'eau de la vaisselle. tu t'appuis contre le bar, tu l'observes attentivement. commençant par ses jambes, remontant sur ses fesses sur lesquelles tu t'attardes longuement. trop longuement, alors que ton sourire ne cesse de s'élargir.
elle est belle la gamine.
elle est un peu trop tentante aussi.
c'est parce que tu sais qu'il ne faut pas.
un défi parmi tant d'autre.
qu'est-ce que tu r'gardes?
tu ricanes doucement.
ton cul.
que tu réponds avec plus grande sincérité alors qu'elle vient de se concentrer sur sa vaisselle.
tu pourrais l'aider, mais le spectacle est plus qu'agréable.
ils sont bizarres tes vieux. de me laisser seul, ici. avec toi.
tu t'avances de quelques pas.
puis tu te poses à côté d'elle, appuyé contre le meuble pour pouvoir la regarder.
observer son visage angélique. tu ne dis plus un mot.
tu te délectes de ses traits fins, de sa bouche et de ses yeux.
c'est amplement suffisant.
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MessageSujet: Re: nous sommes de ceux. – jay   Dim 8 Jan - 17:12

nous sommes de ceux.

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Écoute pauvre conne
Je suis pas quelqu'un de bien / je suis pas une belle personne
Je suis une sale bête / une bouteille de gaz dans une cheminée
Et je vais finir par te sauter / au visage / si tu t'approches trop
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ton cul.
qu'il te répond, ça le mérite d'être clair; tu souris discrètement toujours ton visage de poupée afféré à ta fameuse vaisselle, bonne petite fille; sage petite gamine.ils sont bizarres tes vieux. de me laisser seul, ici. avec toi. c'est vrai qu'ils sont bizarres tes vieux, mais ils ont confiance en toi; en vous, après tout c'est lui le voyou et pourtant c'est de toi que les parents devraient plus se méfier, mais tu joues tellement bien ton rôle qu'ils y sont aveuglés. tu l'entends s'avancer et tu ne bronches pas, par contre tu sens sa présence à tes côtés et ses iris chocolat foncé qui t'observes, te déshabilles du regard. « c'est parce que y'a aucun risque pas vrai?» que tu demandes alors que bientôt tes grands yeux se posent sur son visage. visage marquée par la vie, des traits durs et doux à la fois. c'est à ton tour de le détailler de façon silencieuse et de te faire une image mentale dans ta tête. ton regard qui s'arrête sur ses lèvres un moment, trop longtemps. l'étincelle joueuse qui s'installe dans ton oeil; puis ton regard revient se glisser dans le sien, t'as cette bouffée de chaleur qui t'envahis et tu mets ça sur le dos du fait que t'as les mains dans l'eau tiède. d'ailleurs, t'as arrêté tout mouvement, trop fascinée par son visage. tu finis par sortir la vaisselle de l'eau et tu t'empares du petit linge pour venir à l'essuyer, t'oses plus trop le regarder maintenant parce que t'as des idées pas trop catholiques qui te passent en tête. « tu bosses pour vrai là-bas où tu fais à semblant?» que tu demandes avec un sourire moqueur au coin de la bouche, alors que tu regardes ces bras tâchés de peinture. ces bras, dans lesquels tu pourrais te briser si jamais il te touchait. alors qu'au final, tu n'attends que ça qu'il te touche ça te fait presque perdre la tête, mais tu te contiens parce que t'es la bonne fille dans l'histoire, pas la fille facile qui s'ouvre les cuisses à qui le veut. tu finis par t'étirer et ranger la vaisselle nettement sèche dans les armoires, tu sens toujours son regard sur toi, regard qui bouleverse et qui donne chaud. finalement tu te retournes, ton dos endossé contre le comptoir près de lui alors qu'il n'a toujours pas bougé de sa position initiale, tentation, douce et dangereuse tentation comme du poison. tu jettes un coup d'oeil à la porte d'entrée, tes parents qui sont absents et ses idées tordues qui s'installent dans ta tête.
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MessageSujet: Re: nous sommes de ceux. – jay   Dim 8 Jan - 17:48

c'est parce que y'a aucun risque pas vrai?
tu ne l'as pas lâché des yeux, bien au contraire.
ton regard s'intensifie.
aucun risque, oui.
qu'elle se persuade de ça, et tu t'en persuaderas aussi.
tu prêches le faux pour avoir le vrai.
et la vérité se lit dans ses yeux, quand elle arrête son activité pour t'examiner.
tu sens la chaleur de son regard sur ton visage, tu la vois s'arrêter sur tes lèvres. et tu t'humectes celles-ci inconsciemment.
tu la regardes faire, en silence encore.
tu veux la mettre mal à l'aise, tu veux attiser la tension déjà palpable.
tu bosses pour vrai là-bas où tu fais à semblant?
t'as un sourire en coin à sa question, ça se voit non, que tu travailles vraiment.
du moins tu essayes.
pour t'éviter les ennuis quelques temps.
sinon tu finiras en taule pour sûr.
j'bosse. pour de vrai. tu devrais passer un jour..
pour qu'elle te voit à l'oeuvre, pour la coincer contre un mur de l'église.
faire tes petites affaires face à Dieu, ça t'a jamais dérangé.
tu veux la voir à l'église, celle de son père. voir à quel point elle peut être une petite fille sage.
sourire en coin toujours alors qu'elle vient se mettre juste à côté de toi, silencieuse.
vos bras qui se frôlent.
tu finis par te mettre en face d'elle.
tes deux mains de part et d'autre de son corps, qui s'appuient contre le meuble.
une barrière, pour qu'elle ne s'échappe pas. tes yeux récupèrent les siens.
t'es pas vraiment ce que tu prétends toi ? hum ?
elle est pas vraiment sage.
tu le sens, tu le vois.
c'est pas une sainte-ni-touche, elle a même l'air d'être l'inverse.
j'suis sûr que t'es pas si sage quand papa à l'dos tourné...
et un petit regard vers la porte toujours close.
le temps s'offre devant vous.
et qu'est-ce qui serait plaisant que le pasteur te choppe en train de prendre sa fille contre le bar de sa cuisine.
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MessageSujet: Re: nous sommes de ceux. – jay   Dim 8 Jan - 18:12

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j'bosse. pour de vrai. tu devrais passer un jour.. c'est à ton tour de t'humecter les lèvres délicatement et de répondre du tac au tac; « j'y suis au moins tout les dimanches.» qu'elle annonce à titre indicatif, comme ça, parole en l'air ou pas. il pourrait venir se confesser, t'es persuadé que Dieu l'accueillerait avec plaisir. sincèrement, tu devrais passer pour voir le boulot qu'il a été fait, dans cette maison, la maison du Seigneur celle que tu convoites depuis toujours, deuxième maison qui fait partie de ta vie. douce petite fille sage, que tu es, mais pas maintenant pas tout le temps. pas quand tu es seule, juste devant les parents. bientôt il se place devant toi, il te surplombe un peu de son corps qui te barre la route, il te retient prisonnière; pauvre petite prude qui plonge dans la gueule du grand méchant loup. tes yeux qui s'accrochent au sien, et voilà que tu essaies de garder ton sérieux à sa question; t'es pas vraiment ce que tu prétends toi ? hum ? t'as toujours cette étincelle dans le regard, celle de l'envie de l'interdit et cette fois-ci un sourire en coin se dessine au coin de tes lèvres. j'suis sûr que t'es pas si sage quand papa à l'dos tourné... tu vois son regard se diriger brièvement vers la porte d'entrée, alors que toi tu ne le perds pas du regard du tout. « attention à ce que tu insinues, tu risques d'aller devoir te confesser.» ça t'amuses, tu t'amuses. vos corps toujours près l'un de l'autre, tu peux pratiquement sentir son souffle contre son visage. « et si c'était moi la mauvaise personne dans l'histoire..» que tu lui souffles comme une douce confession alors que bientôt tes mains viennent effleurer le tissu de son t-shirt trop grand. tes yeux qui descendent un peu avant de retrouver à nouveau ces prunelles, ambiance et tension palpable. « après tout, ce serait l'pied de s'envoyer la fille du pasteur pas vrai?» léger goût amer quand tu prononces ses paroles, tu n'es pas en colère c'est uniquement la triste vérité et c'est ce que la plupart des mecs qui réussissent à te chopper doivent penser, tu es un fantasme inassouvi. pourtant tu n'es pas non plus une victime, tu en retires des bénéfices. tu lui a soufflé ses mots ton visage à quelques centimètres du sien, tu lui laisses le choix, libre de ces actions, libre de choisir ce qu'il pourra faire de toi dans les prochaines minutes.
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MessageSujet: Re: nous sommes de ceux. – jay   Dim 8 Jan - 18:46

et si c'était moi la mauvaise personne dans l'histoire..
t'as un nouveau sourire en coin.
les choses deviennent intéressantes, très intéressantes.
la gamine montre les crocs, la gamine s'approche un peu plus de toi.
et bientôt son souffle caresse ta peau.
tu la surplombe par la taille, et tes yeux sont rivés sur elle.
sur ses lèvres.
ses mains à elle effleurent ton t-shirt et tu lui adresses un sourire.
après tout, ce serait l'pied de s'envoyer la fille du pasteur pas vrai?
elle n'a pas idée. elle n'a pas idée à quel point ce serait le pied et à quel point elle prendrait le sien.
elle n'a pas idée à quel point tu es facile d'accès, mais tu ne la pensais pas aussi accessible en retour.
le pied total...
que tu souffles à ton tour. tes mains glissent du meuble à ses hanches descendent sur ses fesses et tu la soulevés sans peine pour la déposer sur le comptoir.
tes yeux plantés dans les siens.
tu ferai qu'une bouchée d'elle, une seule.
et si ton père rentre, comment tu lui expliqueras ?
pas que ça t'intéresse vraiment.
pas du tout même.
il refusera que tu retournes à l'église.
tant mieux.
il refusera que tu revois sa fille.
tu n'es pas du genre à t'embarquer dans des relations de toutes manières.
tu serais prêt à ôter ta ceinture tout de suite.
elle n'a qu'un mot à dire.
mais pourquoi pas faire monter la tension.
t'es trop jeune de toute manière.
alors tu joues les mecs pas intéressé, pourtant t'es toujours là entre ses jambes, un fin sourire sur la gueule.
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MessageSujet: Re: nous sommes de ceux. – jay   Dim 8 Jan - 19:13

nous sommes de ceux.

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Je suis pas quelqu'un de bien / je suis pas une belle personne
Je suis une sale bête / une bouteille de gaz dans une cheminée
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le pied total... qu'il te souffle, alors que ces mains se glissent contre tes hanches et qu'ils descendent contre tes fesses pour te soulever aisément, comme une plume et te poser sur le comptoir. et si ton père rentre, comment tu lui expliqueras ? à vrai dire, tu ne sais pas trop; l'idéal ça serait qu'il ne rentre pas, mais en même temps à l'idée de penser qu'il pourrait vous surprendre c'est presque jouissif. du coup, tu ne réponds pas à sa question; tu te concentres sur le moment présent. tes yeux océan toujours dans les siens, vous; vous ne perdez pas de vue. tu brûles, tu brûles encore un peu plus. tu sais qu'il attend qu'il parle, tu le sens, mais tu veux faire durer le plaisir et tant pis si vous ne restez qu'aux préliminaires le prochain round sera encore plus fort, meilleur. t'es trop jeune de toute manière. tu te pinces les lèvres, mais intérieurement tu jubiles, parce qu'il est toujours là entre tes jambes. « et toi, un vrai connard..» que tu articules à son attention. tes mains se sont arrêtés sur sa ceinture, sur la barrière interdite, tu t'humectes les lèvres et tu rajoutes une couche en sifflant ses mots entre tes dents avec ton air moqueur, ton air arrogante. « en plus, tu j'lingues.» l'odeur de la peinture contre sa peau te monte au nez, il veut jouer à ça et bien t'es prête à jouer toi aussi. tu finis par lâcher la fameuse ceinture alors que tes mains s'agrippent sur le comptoir et tu avoues comme ça, tes iris bien campés dans les siennes; « y'a une douche à l'étage.» ta le visage presque impassible, même si à l'intérieur tu brûles, tu te consumes alors qu'il ne t'a même pas touché, alors qu'il t'a à peine effleuré. une invitation, message pas du tout subtile, tu veux te gâcher des regards trop curieux; bien que l'idée de te faire prendre là maintenant te fait frissonner, t'es une bonne catholique et tu ne veux que son bien. tu replaces une mèche de tes cheveux derrière ton oreille. « je te montre le chemin, si tu veux; telle une bonne hôte.» tranquillement, un sourire se loge sur la commissure de tes lèvres, puis tu descends du comptoir ton corps qui se rive au sien de longues secondes. tu jettes un regard à la porte d'entrée et tu lances sans le regarder cette fois; « merde, j'ai oublié de verrouiller; on sait jamais sur qui on peut tomber.» tu lui lances un léger regard et tu viens poser ton attention sur la route déserte, sur le bois qui entoure la demeure, aucun signe des parents à l'horizon. tu enclenches le verrou. comme un mouton dans sa bergerie, tu sembles être pris au piège maintenant.
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MessageSujet: Re: nous sommes de ceux. – jay   Dim 8 Jan - 23:25

et toi, un vrai connard.
véridique.
tu souris à sa phrase, un franc sourire, carnassier.
oui, un connard, de ceux de la pire espèce d'ailleurs.
qu'elle ne soit pas étonnée, c'est écrit sur ton visage.
ses mains s'arrêtent sur ta ceinture. t'arques un sourcil.
eh alors ? c'est tout.
mais elle continue dans sa lancer, te disant maintenant que ton odeur l'incommode.
tu hausses les épaules, t'en as strictement rien à foutre.
ce n'est que la preuve supplémentaire que tu bosses réellement.
y'a une douche à l'étage.
très bien allons-y. mais je n'y vais pas pour me doucher, mais bien pour te faire ta fête beauté.
une douche ? sérieusement ?
tu ricanes doucement. elle veut te montrer le chemin.
tu ne diras pas non, et elle pourra se déshabiller en chemin.
semer ses affaires, comme le petit poucet, et tu suivrais la route en l'admirant.
elle descend du bar, son corps se presse contre le tiens et tu bouillonnes intérieurement.
la gamine ne demande que ça. c'en est presque trop facile, mais tout aussi excitant ceci-dit.
elle s'en va fermer la porte.
le loup est dans la bergerie, et va dévorer la brebis égarée.
c'est pas très prudent ça.
que tu lances alors que tu la suis jusqu'à la dite salle de bain.
un moyen pour me faire retirer mes fringues ?
nouveau sourcil arqué.
on est même pas obligé de les enlever tu sais, vite fait, contre cette porte...
tu t'es approché d'elle et tu l'as acculé contre la dite porte. tes mains sur ses hanches fermement. la tension s'épaissit et tu aimes ça, un peu trop. ça s'éveille doucement en toi. tu pourrais griller les étapes, juste pour tirer ton coup. après tout, tu ne la reverras peut-être jamais.
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MessageSujet: Re: nous sommes de ceux. – jay   Lun 9 Jan - 0:47

un moyen pour me faire retirer mes fringues ? tu souris amusé alors que tu t'engages dans le couloir qui mène à la salle de bain, mais le loup semble impatient et il reprend la parole; on est même pas obligé de les enlever tu sais, vite fait, contre cette porte... il s'est rapproché de toi, il t'a reculé contre la fameuse porte et tu sens ces mains tenir fermement tes hanches. tes yeux s'encrent dans les siens, t'as le souffle un peu plus court et l'envie qui fait bouillonner ton corps. « t'as un sacré romantisme.» que t'articules à son attention, évidemment tu te moques; tu ne t'attends pas à faire ça dans la douceur, ni à recevoir des fleurs, de toute façon tu risques de ne pas le revoir si jamais ton père vous choppe. tes yeux viennent se perdre à nouveau au niveau de sa bouche, la tension qui monte à grande vitesse et voilà que tu n'y tiens plus. tu veux plus parler, tu veux que vos corps parlent et c'est tout. c'est pourquoi tu plaques tes lèvres contre les siennes en l'attirant vers toi. c'est l'explosion alors qu'elles rentrent en collision. c'est sauvage, tu sens son souffle qui se mêle au tien, ton corps s'enflamme; fille de dieu, tu viens de commettre un pêcher sous le regard du seigneur, tu risques de prendre cher si ton paternel te trouve. des sons sortent de votre bouche, vous êtes déjà en asphyxie, mais c'est pas grave vos cerveaux ne semblent plus répondre de rien.

tu le laisses être maître de la situation, maître de ton corps, ta tête qui s'heurte contre la porte derrière toi alors que tu sens ces lèvres s'aventurer dans ton cou. yeux clos, tes doigts se perdent dans son dos, s'y cramponnent. tu es entrain de subir une descente aux enfers sur terre, tu fais une demande à Dieu en silence, t'espères que tes parents ne vont pas rentrés; pas maintenant alors que ça commence à peine à être bon. tes mains se frayent un chemin sous son haut trop ample, tu veux lui en débarrasser et pouvoir toucher chaque parcelle de sa peau. tu te pinces les lèvres alors que tu sens toujours ces lèvres contre ta peau. le pire, c'est que tu donnes l'impression d'avoir prévu le coup, puisque t'as juste ta petite robe qui t'arrives au genoux que tu mets parfois quand l'envie te prend. tu sens ces mains baladeuses sur ton corps et tu frisonnes, comme une pauvre lycéenne telle que tu es. des mèches de cheveux qui glissent sur ton visage, tes joues qui rougissent sous l'effet de la surprise et du plaisir. « iggy?» soudainement, tu te figes, tu te figes tellement que tu y entres tes ongles dans la chair; ton regard se pose sur la gauche, vers la porte; fuck. « iggy, tu peux nous ouvrir s'il te plaît; la porte est verrouillé.» tu prends une inspiration, tu retrouves l'air que t'avais perdue et bonjour la triste réalité. « j'arrive!» que tu réussis à articuler, tes yeux se posent sur le voyou toujours collé à toi et une déception voile ton visage. comme si la fille téméraire et wild avait disparue d'un coup. tu gardes tes prunelles dans les siennes, comme si tu lui demandais en silence qu'ils allaient rattrapés le coup, terminer ce qu'ils avaient à peine commencer. t'essaies de trouver une réponse quelconque, mais le temps presse.
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